l'Entre-Deux-Mondes - Acte III, scène 3

Publié le par LES MDB

Les cloches de l'Enfer ont retentit, au sein de la Cité Vierge, répandant leur message létal...Thor était vaincu : l'Immortalité, bafouée par de misérables mortels...Le bruit devint poussière, le sang devint liqueur amère, la Peur devint une Litanie, infime et désuète...  

 

Extraits de la Légende de la Cité Vierge - Bibliothèque de la Confrérie Anachronique. 

 

 

 

Répartis dans les deux chariotes, les MDB se dirigeaient vers leur destin (incertain selon eux). La route verglacée rendait leur progression périlleuse : à tout moment, l'accident fatal pouvait survenir. Le faiseur de Pierre prenait un malin plaisir à terroriser ses passagers en faisant déraper sa chariote à chaque virage, comme s'il voulait caresser le faciès osseux et décharné de la mort. En quittant les murs de la Cité Vierge, chacun eut un pincement au coeur. Aussi loin que les regards pouvaient se porter, la Nature avait revêtu son manteau blanc, avec çà et là quelques "oasis" épargnées par le duvet céleste... Le chemin qu'il venait d'emprunter depuis quelques temps, se terminait par un cul de sac. Le point de départ de leur folle expédition était à présent atteint... L'air était vivifiant, à la limite de la douleur; la Lande, immaculée, ressemblait un territoire vierge, hors du temps. Un lac, en contrebas, scintillait de mille feux sous les rayons de l'Astre du Jour; sa surface était totalement gelée et les oiseaux pouvaient s'y déplacer à leur guise, comme s'ils aspiraient à singer les hommes sur leurs lames d'acier. 

- Putain, c'est beau! s'enthousiasma le Faiseur d'Idylle. On va se le torcher ce Pèlerinage! 

Le Faiseur de Pierre indiqua par un geste au Groupe le but de leur expédition : à quelques lieues de distances, une montagne, dont le sommet semblait inaccessible, masqué par un tapis de neige. La végétation se composait de sapins séculaires, et autres gymnospermes. Seule une partie des moulières laissait entrevoir un paysage chaotique, où les rochers s'imbriquaient de manière anarchique, constituant une gangue protectrice. Les Maîtres Du Brasier comprirent que l'ascension serait longue et pénible; Le Taciturne se sentait particulièrement vulnérable : chaussé d'une simple paire de sandalettes pourries, d'une braie d'une épaisseur ridiculement ténue et d'un haut sans doublure. Seules ses Tiges à Cancer lui donnaient l'illusion d'une certaine protection. Il était pourtant loin de se douter du martyr qui l'attendait... Les pèlerins entamèrent leur progression en entonnant un chant folklorique, tant pour se donner du courage que pour se réchauffer. Pourtant, au fil de l'ascension, la cohésion du Groupe perdit de sa superbe laissant place à un effilochement dès les premières difficultés. Le chef de file donnait de son corps pour tracer un semblant de voie, s'exposant ainsi aux crevasses et autres pièges de la montagne vitrifiée. Une scission très nette se dessina après le premier promontoire. L'Inaccessible Nachspielienne et la Voleuse de Houblon semblaient accuser le coup, tandis que le Taciturne pestait à chaque crevasse d'où il ressortait un peu plus trempé : 

- Humpf! Mouscaille! Chierie de Trou à la con! J'en ai marre de cette putain de neige! 

- Arrête de te plaindre, lui cria le Faiseur de Pierre. 

Le Taciturne tenta une grimace de circonstance mais se ravisa en cherchant à rétablir son équilibre précaire. 

A présent, il ressemblait à un biscuit sec que l'on aurait trempé dans un alcool : comme un buvard, le tissu de sa braie pompant l'eau glacée qui peu à peu gagnait le haut du corps, vers son Obélisque Mou. Le Faiseur de Pierre décida d'une première halte, alors que l'Inaccessible Nachspielienne et la Voleuse de Houblon peinaient encore dans la vallée. Elles payaient leurs erreurs des nuits précédentes. Au rythme des pas, succédaient celui des jurons; les cris d'encouragement de leurs compagnons ne parvenaient pas à les aider. Pire, ils leurs rappelaient à quel point elles faiblissaient... Dans d'ultimes souffrances (selon elles), les deux guerrières parvinrent au côté des autres, attentifs et inquiets. 

- Bien, dit Le Faiseur de Pierre, tout le monde est là! Alors, on peut continuer! 

Le visage des deux époumonées se figea : les yeux vitreux, la langue pendante et baveuse, les mains moites et les pieds surgelés, elles gémirent : 

- Mais, on vient juste d'arriver! Tu vas nous faire crever comme de vulgaires chiens errants avec la peau sur les os! 

- Si vous retardez le Pèlerinage, c'est tout le Groupe que vous menacez avec votre souffle de baleine polio, rétorqua le Créateur Cruel. Alors, secouez-vous les ovaires, astiquez vos trompes et marchez! 

Elles cherchèrent en vain un regard compatissant parmi les autres. Tous prirent leur sac et continuèrent leur longue marche. Les éléments brusquement se déchaînèrent; le ciel d'azur laissa place à d'épais nuages noirâtres, porteurs de célestes liquides. Pris au dépourvu, les Maîtres Du Brasier ne purent que subir cet affront d'altitude. Le plus malchanceux fut le Taciturne, déjà bien imbibé par ses incursions dans les crevasses. A présent, le biscuit pompait des deux côtés! Le Créateur Cruel voyait en lui un coton tige humidifié, ou encore un tampon hygiénique que l'on aurait plongé dans un bocal empli d'eau. Le Faiseur de Pierre, la chemise ouverte, le poil pectoral en bataille, les dents serrées, affrontait les rafales comme un défi envers ce pays meurtri et vitrifié. Le paradoxal, lui, ne semblait pas affect‚ par les événements; les gouttes lui paraissaient irréelles et hors du temps. L'Inaccessible Nachspielienne et la Voleuse de Houblon crisèrent : c'en était trop. Rebrousser chemin leur semblait un choix judicieux et urgent. Tandis que le Groupe, plus en avant, poursuivait sa quête sans faillir, sans douter. Cette pensée réchauffa leurs entrailles et les doigts de pieds. Elles chassèrent les voiles du désespoir pour un temps... 

La pluie perdait de sa superbe; un vent violent d'altitude chassait les épais nuages, chargés de leur dote liquide. Les premiers rayons de soleil réchauffèrent les carcasses humides des MDB. La visibilité devenait meilleure, à tel point que les combattants purent juger de la beauté des paysages lointains. Frigorifiés, exténués, les guerriers butèrent sur une clôture, qui aurait pu les empêcher de progresser s'ils n'avaient pas été ce qu'ils sont : des aventuriers. A présent, rien ne semblait pouvoir les arrêter. La pente s'accentuait, la neige s'épaississait et les muscles se tétanisaient. A bout de ressources, l'Inaccessible Nachspielienne et la Voleuse de Houblon laissèrent continuer leurs compagnons seuls affronter la montagne sacrée. Le Balafré opta pour une route orientée plein nord tandis que le reste du Groupe gardait la trace du sentier. L'acide lactique gagnait peu à peu chaque parcelle de muscle; l'air devenait de plus en plus mordant et l'oxygène se raréfiait; çà et là, la neige commençait à fondre et des ruisseaux se formaient sous les pieds du Balafré : isolé, il ne pouvait compter que sur ses qualités d'orientation de vieux loup de mer. 

Enfin, le sommet. 

A présent, le Faiseur d'Idylle, le Faiseur de Pierre et le paradoxal convergeaient vers le point culminant de la région. Le panorama ravissait leur âme et leur coeur. Levant le poing vers le ciel, en signe de victoire (sur lui-même), le Créateur Cruel venait de rejoindre ses camarades. Le Taciturne, malgré son équipement précaire et ses vêtements trempés, trouvait les ressources pour sourire en cette fin d'ascension. - Alors, tu regrettes l'Entre-deux Mondes à présent? lui demanda le Faiseur de Pierre. 

- Humpf! répondit le Soldat détrempé. Je vais me fumer une Tige à Cancer pour la peine! 

Le Créateur Cruel entonna le Chant des Champions pour célébrer le pèlerinage réussi. Le Faiseur de Pierre se contenta d'immortaliser l'instant avec la diseuse d'images. 

- Putain, les mecs! Regardez comme c'est beau! s'enthousiasma le Faiseur d'Idylle. Regardez cette lumière, ces rayons de soleil qui percent les nuages! 

- Tu serais romantique toi maintenant? s'étonna le Créateur Cruel. Ce pèlerinage t'a fait le plus grand bien! 

La pulpeuse béarnaise rejoignit le Groupe, laissant derrière elle, les deux autres guerrières éreintées et désabusées. 

- Elles ont les poumons dans l'estomac et soufflent comme des dindes asthmatiques. 

- Mouchures de coyote! s'exclama le Faiseur d'Idylle, elles vont faire échouer le Pèlerinage et nous obliger à sortir nos ultimes cartes. 

- D'autant plus, ajouta le Balafré, que les gardiens vont se rappliquer et qu'ils vont nous demander de rendre des comptes. Et alors là, qu'est ce qu'on leurs dira? 

- Humpf! déclara le Taciturne, qu'on est des brèles! 

- On peut tenter de se ressourcer chez l'Aréole Pulpeuse ce soir, lui mettre le Feu, proposa le Paradoxal. 

- Ah oui! Et c'est toi qui l'allumera avec ta petite bougie d'opérette et tes noyaux d'olive? persifla le Créateur Cruel. 

- Non, Créateur Cruel, répondit le Paradoxal, je ne parlais pas de l'Aréole Pulpeuse mais de son antre! 

- Humpf! Dommage, soupira le Taciturne, je me serai bien sacrifié pour tripatouiller dans la cavité buccale de L'Aréole Pulpeuse, d'exécuter des grands soleils érotiques sur des peaux de rennes avec une bouteille de Koskenkorva à portée du gosier. 

- ça y est! lança le Créateur Cruel. Il y a le Taciturne qui se masturbe l'esprit : heureusement que la capacité est faible! 

- Moi je dis, déclara le Faiseur d'Idylle, on verra bien sur place. 

Le Groupe se remit en marche, laissant derrière lui une forte odeur de sueur et de phéromones. En file indienne, ils dévalèrent la pente glissante avec l'agilité de diabétiques lépreux. L'Inaccessible Nachspielienne et la Voleuse de Houblon les observaient avec admiration et jalousie. Elles savaient que le Pèlerinage avait perdu de sa Force à cause de leur abandon. Je piquerai deux fois plus de Fluide Doré la prochaine fois, s'était dit la Voleuse de Houblon. Je mènerai des Nachspiels d'Enfer qui étonneront et charmeront les MDB, avait promis l'Inaccessible Nachspilienne. La jonction avec le Groupe se déroula sans mot. Chacun gardait ses propres réflexions pour plus tard. L'estomac vide, le gosier pâteux et la goutte au nez, les MDB firent une halte dans une clairière pour se restaurer. Pendant le repas, ils discutèrent de moult thèmes, plus techniques et ardus les uns que les autres : les problèmes de pets de baleines, du transit intestinal des diplodocus, et l'impact d'une crotte de tyrannosaure sur l'environnement lors de son éclatement sur le sol et des conséquences sur les rampants pris au dépourvu par cette chute brutale. Des blagues scatologiques fusèrent au grand dam de l'Inaccessible Nachspielienne et de la Voleuse de Houblon, qui leur reprochaient un certain manque de tact. - Mais, vous ne savez parler que de cela, se désespéra la Voleuse de Houblon. Il n'y a pas que le sexe dans la vie! Sortez de ce ghetto érotique dans lequel votre totem phallique s'essouffle! 

- t'as eu raison de stopper au pied du sommet, railla le Créateur Cruel. Parce que soit c'est l'altitude et la raréfaction d'oxygène, soit t'es vraiment broyée des hémisphères cérébraux! 

- Si nous parlons tant de sexe, coupa le Balafré, c'est que de toutes les fonctions de l'Homme, celle-là est la seule que nous n'ayons point assumé : regarde le Faiseur d'Idylle : chez lui, il y a une interpénétration de la fonction de nutrition et de reproduction; ainsi, lorsqu'il se nourrit de moules - son plat préféré -, il ne peut s'empêcher d'imaginer des sexes féminins! 

- Solution? posa l'Inaccessible Nachspielienne.. 

- Solution!?  Soit le Faiseur d'Idylle se met au régime sans sexe, soit on lui trouve prestement une gueuse afin qu'il puisse assouvir ses bouffées de chaleur, qu'il puisse étancher sa soif érotique! 

- Humpf! dit le Taciturne, le sexe c'est comme la pâte à pain, il y a un temps pour le pétrissage et un temps pour la levée! 

- Alors moi je dis, cria le Faiseur d'Idylle, le Taciturne souffre d'une déviance psychomotrice. Il est clair que cet être, fait de chair et de sang se fragilise au contact d'un environnement hostile tel que celui-ci. 

A quelques mètres de là, assis sur une pierre, surplombant le Groupe, le Paradoxal consumait ses Tiges à Cancer, dans son style si caractéristique. Comme détaché des débats, son regard se perdait dans l'infiniment blanc, à la recherche d'une vérité hypothétique...Il ressemblait à ces fantassins usés par tant de combats, ou encore à ces spahis du désert, cherchant en vain un message dans l'immatérielle conception. Les Combattants reprirent leur marche vers les chariotes. Désireux de canaliser leur Flamme Intérieure, ils organisèrent une Purification Froide : ils fabriquèrent de splendides sphères vitrifiées qu'ils se lancèrent avec frénésie : deux camps s'étaient naturellement composés. Avec la hargne, l'envie de se surpasser (pas difficile), les combattants puisèrent dans leurs ultimes réserves pour réussir cette joute sacrée. Les cuirasses leurs assuraient une réelle protection et rares étaient les sphères qui atteignaient le but avoué. Seules importaient la conviction et la bravoure; en activant sa Diseuse, le Créateur Cruel se contenta de capter les ébats de ses compagnons. Avec ses pieds transformés en congères, le Taciturne devenait une proie facile pour les jets puissants (il n'a pas de mérite) du Faiseur de Pierre ou du Balafré (lui, il en avait). Seules, l'Inaccessible Nachspielienne et la Voleuse de Houblon demeuraient à l'écart : la Joute leur étaient interdite. Cependant, quelques malencontreuses  sphères vinrent mourir sur leur frêle cuirasse, comme un signe de mortification. 

A bout de souffle, les Chevaliers cessèrent leur rite : le Faiseur d'Idylle semblait satisfait : 

- Alors, moi je dis, cette Joute, on l'a torchée comme des Dieux! 

- Humpf! Moi, je suis trempé et gelé, déclara le Taciturne. 

- cela t'arrive de réfléchir? lui demanda le Créateur Cruel. 

- Je peux me fumer une Tige à Cancer, hasarda le Paradoxal. 

- Fume-la en marchant, lui répondit le Faiseur de Pierre, on reprend la route. 

Les chariotes se profilaient au loin. La fin du pèlerinage. Les Maîtres Du Brasier parvinrent groupés, soudés. Le Faiseur de Pierre lança le défi d'une joute Sacrée. Encore une fois. 

- Humpf! se lamenta le taciturne. Oh! Non! Merde! Putain! Stop! J'ai les grègues trempées, les doigts gelés! C'est plus que je ... 

Soudain un choc violent coupa net ses supplications : une Sphère Froide venait de toucher un point critique de son armure (et Dieu sait si elle était bardée), provoquant l'ire du soldat. Et, cela dégénéra : les déflagrations des sphères résonnaient comme les coeurs des ténèbres. Le Balafré, gardien de la Diseuse, fut victime d'attaques sporadiques. Les femmes MDB réussirent à se réfugier dans une des chariotes; la peur se devinait sur leur faciès crispé : les Combattants semblaient échapper au contrôle de leur Flamme. L'écume au coin des lèvres, les jouteurs exultaient : le jeu se transformait en une lutte fratricide. La chariote, où s'étaient réfugiées les femelles, encaissait les coups de butoirs répétés des sphères froides. Elle se trouvait assiégée; un instant, la Palpeuse Béarnaise tenta de parlementer et ramener à la raison ses camarades : ce fut le drame : une Sphère Froide percuta violemment le visage de la combattante, la laissant comme morte, étendue à l'intérieur du véhicule. Les deux autres femmes lui portèrent secours tandis que les MDB du dehors, le regard hébété, observait la scène. Le jeu était loin, souvenir évanescent d'une folie passagère. Le Faiseur de Pierre fut le premier à échapper à sa torpeur. Il se précipita vers sa soeur toujours inconsciente. L'Inaccessible Nachspielienne lui lança un regard qui trahissait sa détresse, son dégoût : 

- Vous êtes contents de vous?! Vous vous comportez comme une bande de tarés congénitaux! Si vous voulez jouer avec la neige et vous ronger la gueule à coup de Joute à la con, rejoignez Harald et ses esclaves; le Groupe n'a pas besoin de bouffons, encore moins de mâles en rut, mesquins, impulsifs et... et petits kiki! 

- Où suis-je, prononça faiblement la Palpeuse Béarnaise. 

- Dans notre chariote, répondit posément le Faiseur de Pierre, encore sous le choc des réflexions de sa demi-soeur. Le Balafré, guidé par le Créateur Cruel, imprimait à jamais les instants pathétiques grâce à la Diseuse. Pendant ce temps, à l'écart, le Paradoxal fomentait une attaque surprise sur le Faiseur de Pierre : il attendait cette occasion, depuis la nuit des temps; profitant de l'état de fatigue et d'anxiété du MDB, le reste du Groupe se précipita au signal convenu sur le pauvre Guerrier isolé. Ce fut un gigantesque Tas où chaque assaillant tentait de maculer de neige, le visage et le corps du soldat des Gaules. Comme une bête traquée et humiliée, le Faiseur de Pierre clama son impuissance à la grande joie du Paradoxal. Il bondissait, risquant à chaque saut, de se rétamer comme une fiente chaude. Il venait de se laver de l'affront subi quelques temps plus tôt : en effet, profitant d'un instant d'inattention du Paradoxal (certains ont affirmé qu'il ne vivait que d'instants d'inattention), la Horde Sauvage et hurlante des MDB balaya à terre son corps, résolue à lui faire subir le Rite du Tas. Eclat‚ et imprimé dans la couche verglacée, les bourses baignées dans l'eau glacée, la Tige de Reproduction en compression, le corps luttant contre la rigidité cadavérique, le spadassin beuglait sa haine et son désespoir. Le Faiseur de Pierre lui faisait avaler la neige à pleine main, tandis que ses Fenêtres de Vision s'embuaient peu à peu. Tout en filmant la scène pathétique, le Balafré riait sardoniquement dégustant chaque rugissement du Paradoxal conspué. 

A présent, devant lui, le Faiseur de Pierre tentait de se redresser; soudain, le Paradoxal lui asséna le coup de grâce : une Sphère en pleine figure. Anéanti, vaincu et vidé de son humeur, les génitales plates, les cheveux poisseux, le Faiseur de Pierre venait de réaliser qu'il n'était qu'un homme avec ses propres faiblesses et ses doutes. 

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