L'Entre-Deux Mondes : Acte Final et FIN

Publié le par Le Balafré

Le feu sacré s'est éteint, les cendres éternelles se consument... Elles attendent leur retour...

 

Extrait des mémoires du Balafré - 1994 AJC

 

 

 

 

 

Ils venaient de se quitter.

 

Dans ce hall de gare froid et bruyant, des larmes coulent... Peut-être des au revoirs en forme d'adieux?

 

Qui pourrait le savoir? En tous les cas, pas eux.

 

Le phoenix renaît de ses cendres, mais ici, dans cette ultime parcelle de souvenirs, la légende n'a plus sa place.

 

Odyssée moderne, Iliade nordique, leur histoire laissera une empreinte indélébile dans leur coeur et leur chair (certains même dans leur foie).

 

Partis conquérants, revenus vainqueurs, encore étourdis par leurs trophées (et les bonski endiablés), la Palpeuse Béarnaise et le Balafré pleurent doucement.

 

Le cordon ombilical a-t-il été coup‚? Y a t il une vie après?

 

Tout laisserait à penser que non, à cet instant figé par la douleur.

 

Derrière les vitres et leur figure d‚confites, par leurs batailles d'antan, l'inaccessible Nachspielienne et la Voleuse de Houblon laissent un bout de leur vie sur ce quai humide et pisseux.

 

Elles partent au loin, comme l'on fait avant elles, le Faiseur d'Idylle, le Paradoxal et le Créateur cruel.

 

 

A des lieues de là, se dressent encore fièrement les 3 épées, au bord du fjord éternel. Ces gardiennes d'un temps révolus ont été les Cerbères de la Porte des Guerres Nordiques.

 

A présent, le silence impose son obsédante présence à ceux qui restent : le Bourdon, la Fée du Flan Mystique et l'Ecorché Vif sont les vestiges d'une arrière-garde dépassée et décalée.

 

Mais le Taciturne, baroudeur des bouges infâmes de la Cita Vierge, veille sur le feux sacré...

 

Ce feu, qui, il y a quelques temps encore, brûlait l’âme perverse et jubilatoire des tavernes de cette ville de verglas et de ses hôtes.

 

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