La Demeure du Passage : Acte 4 - scène 1
- Humpf! Cet air frais me ranime les bourses! s'exclama le Taciturne, tandis qu'il étirait ses bras.
- Je propose une expédition en Lames de Glisse, clama Ramsès du Parc. Les sommets arborent leur coiffe nivale et nous réclament.
Tout le monde fût séduit par la proposition de l'Ordinaire, à l'exception du Balafré, bougon.
- Vous et votre fichue manie de dévaler les pentes à vives allures! Cela vous glacera l'âme et les bourses. Je ne vous comprend pas.
- Bah! répondit Ramsès du Parc, sais-tu seulement quelle puissance tu côtoies dans ces moments-là. Viens avec nous, nous t'initierons.
- Et qui va s'occuper d'emmagasiner les victuailles et breuvages pour notre séjour? Pensez-vous que cette Vallée profonde accueille en son sein toutes les commodités de nos puissantes Cités? Fiente de Cramouille!
- Humpf! Ca y est, rétorqua le taciturne. Il va nous jouer le martyr.
- Je reste avec lui, dit soudain la Discrète Enjouée. Cet être souffre, c'est visible. Menez vos guenilles vers les sommets et laissez-moi régler ces quelques détails avec votre compagnon. La discussion fut close. La Donneuse de Mouvement, l'Instruite Agitée, l'Ardente Infante, le taciturne et Ramsès du Parc enfilèrent sans délais leurs armures pour rejoindre les Couloirs de Descente*.
Un soleil éclatant répandait sa douce chaleur dans la Vallée. Les étrangers pouvaient à présent scruter l'horizon et admirer la Haute Muraille. Le village était ramassé à l'exception de quelques masures esseulées ici ou là. La Maison des Cultes* siégeait au centre du bourg; l'activité était déjà importante. Des hommes passaient avec leur lourd chargement de bois sur les épaules, suivis parfois par une ribambelles d'enfants braillards.
- Tu as remarqué, dit la Donneuse de Mouvement au Taciturne, il y a peu de femelles et de filles.
- Humpf...
- C'est quand même étonnant, non?
- Humpf... Ouais.
- Peut-être n'ont-elles pas le droit de sortir? Ou les maris sont jaloux?
Un sourire se dessina sur le visage du Combattant, ses yeux s'allumèrent et ses narines commencèrent à frémir :
- Humpf, ouais, ça doit être cela. Notre légende de séducteurs nous a précédé encore une fois. Morte-couille, nous allons peloter quelques mamelles rebondies et caresser multes fessiers dodus! Humpf!
- Obsédé! lança la Donneuse de Mouvement.
- Femelle! rétorqua le Taciturne
- Plathelminthe!
- ... ?
- C'est un ver de chiasse, expliqua la femelle Ordinaire.
- Humpf, ah bon. Pustule cloacale!
- Rognure d'avorton!
- Vous vous comportez vraiment comme des enfants, coupa Ramsès du Parc. Gardez vos insultes et hâtons-nous de partir.
Les équipements chargés, chacun prit sa place dans les deux Chariotes. Sous les yeux du Balafré et de la Discrète Enjouée, les deux véhicules gagnèrent le chemin menant vers les sommets enneigés.
- Nous voilà seuls à présent, dit le Balafré. Hâtons-nous de remplir nos besaces de bonnes victuailles!
- Je te suis, répondit la jeune femelle.
Le convoi de Chariotes dirigé par Héfène, s'engageait dans les contrées des peuples de Pyrène. Les Comtés de l'Est avec leurs forêts de conifères avaient laissé la place aux reliefs accidentés de la Haute-Muraille. La progression suivait à la lettre les prévisions d'Héfène. Bientôt la Vallée d'Esparros s'offrirait à cet inquiétant cortège...
- Je propose une expédition en Lames de Glisse, clama Ramsès du Parc. Les sommets arborent leur coiffe nivale et nous réclament.
Tout le monde fût séduit par la proposition de l'Ordinaire, à l'exception du Balafré, bougon.
- Vous et votre fichue manie de dévaler les pentes à vives allures! Cela vous glacera l'âme et les bourses. Je ne vous comprend pas.
- Bah! répondit Ramsès du Parc, sais-tu seulement quelle puissance tu côtoies dans ces moments-là. Viens avec nous, nous t'initierons.
- Et qui va s'occuper d'emmagasiner les victuailles et breuvages pour notre séjour? Pensez-vous que cette Vallée profonde accueille en son sein toutes les commodités de nos puissantes Cités? Fiente de Cramouille!
- Humpf! Ca y est, rétorqua le taciturne. Il va nous jouer le martyr.
- Je reste avec lui, dit soudain la Discrète Enjouée. Cet être souffre, c'est visible. Menez vos guenilles vers les sommets et laissez-moi régler ces quelques détails avec votre compagnon. La discussion fut close. La Donneuse de Mouvement, l'Instruite Agitée, l'Ardente Infante, le taciturne et Ramsès du Parc enfilèrent sans délais leurs armures pour rejoindre les Couloirs de Descente*.
Un soleil éclatant répandait sa douce chaleur dans la Vallée. Les étrangers pouvaient à présent scruter l'horizon et admirer la Haute Muraille. Le village était ramassé à l'exception de quelques masures esseulées ici ou là. La Maison des Cultes* siégeait au centre du bourg; l'activité était déjà importante. Des hommes passaient avec leur lourd chargement de bois sur les épaules, suivis parfois par une ribambelles d'enfants braillards.
- Tu as remarqué, dit la Donneuse de Mouvement au Taciturne, il y a peu de femelles et de filles.
- Humpf...
- C'est quand même étonnant, non?
- Humpf... Ouais.
- Peut-être n'ont-elles pas le droit de sortir? Ou les maris sont jaloux?
Un sourire se dessina sur le visage du Combattant, ses yeux s'allumèrent et ses narines commencèrent à frémir :
- Humpf, ouais, ça doit être cela. Notre légende de séducteurs nous a précédé encore une fois. Morte-couille, nous allons peloter quelques mamelles rebondies et caresser multes fessiers dodus! Humpf!
- Obsédé! lança la Donneuse de Mouvement.
- Femelle! rétorqua le Taciturne
- Plathelminthe!
- ... ?
- C'est un ver de chiasse, expliqua la femelle Ordinaire.
- Humpf, ah bon. Pustule cloacale!
- Rognure d'avorton!
- Vous vous comportez vraiment comme des enfants, coupa Ramsès du Parc. Gardez vos insultes et hâtons-nous de partir.
Les équipements chargés, chacun prit sa place dans les deux Chariotes. Sous les yeux du Balafré et de la Discrète Enjouée, les deux véhicules gagnèrent le chemin menant vers les sommets enneigés.
- Nous voilà seuls à présent, dit le Balafré. Hâtons-nous de remplir nos besaces de bonnes victuailles!
- Je te suis, répondit la jeune femelle.
Le convoi de Chariotes dirigé par Héfène, s'engageait dans les contrées des peuples de Pyrène. Les Comtés de l'Est avec leurs forêts de conifères avaient laissé la place aux reliefs accidentés de la Haute-Muraille. La progression suivait à la lettre les prévisions d'Héfène. Bientôt la Vallée d'Esparros s'offrirait à cet inquiétant cortège...
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