La Demeure du Passage : Acte 3 - scène 4

Publié le par Le Balafré

Langue d'Oc faillit détruire la Confrérie. Sa puissance et ses pouvoirs lui ont permis de véroler notre chancellerie. Par bonheur, et à l'encontre de tous les coda de notre vénérable Institution, un Groupe se forma et annihila la bête. Sans quoi nous serions morts... Je les en remercie à jamais.

Discours d'Assemblée du Mentor Roge le Pel‚ de la Confrérie Anachronique - 1994 AMDB.




    Un petit garçon dévalait le chemin chaotique à toute hâte. Sa braie, trop longue, le gênait dans sa course. Il déboucha devant l'entrée de la maison d'Odal, le souffle court.
- Odal! Idrane! cria-t-il. Les étrangers sont arrivés! Il martelait la porte d'entrée.
- Calme-toi, Romad, dit une voix derrière lui. L'enfant se retourna, surpris. C'était Odal, sortant de la réserve à bois. Il était sorti prendre quelques bûches.
- Odal, je les ai vu! Ils ont de belles Chariotes Itinérantes et puis des Lames de Glisse* toutes neuves.
- C'est tout? demanda le Fermier en souriant.
- Non! Non! Ils ont amené une Boîte des Sons*. J'en avais jamais vu, Odal. Tu en as déjà vu toi?
- Oui, répondit l'homme, dans les échoppes de la Cité. Ce sont des Instruments très chers. Est-ce qu'ils t'ont vu?
La question sembla froisser l’enfant qui adopta une moue boudeuse.
- Te connaissant, cela m'étonnerait, reprit Odal, comme il voyait la fierté de l'enfant atteinte. Tu es rusé comme un renard.
Un sourire radieux s'accrocha au visage du petit d'homme:
- Invisible comme l'air de nos forêts! J'aurai pu leurs dérober quelques galettes chaudes sans qu'ils me voient! Vas-tu les recevoir?
- Non, non pas encore, je les laisse s'habituer aux lieux. Plus tard...
- Tu m'amèneras avec toi, Odal. Ils auront bien des cadeaux pour moi.
Le métayer afficha un sourire mais les paroles de l'enfant lui rappela la misère de son village et les malheurs qui le frappaient.
L'enfant, qui lui parlait, n'avait plus sa mère depuis dix cycles de Lune. Son père, seul, tentait de l'élever.
Odal ordonna à l'enfant de rejoindre son foyer, prétextant un travail pressant dans sa chaumière.
Le petit être repartit en courant tout en criant :
- Ils ont certainement des cadeaux, pleins de cadeaux!
Espérons qu'ils ne soient pas empoisonnés, pensa Odal.
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