La Demeure du Passage : Acte 4, scène 5
Le convoi du Comté de l’Est pénétra dans le bourg d’Esparros. Seules deux chariotes violèrent l’espace de liberté en roulant au milieu des habitations humbles et abîmées du village.
Héfène scrutait les moindres recoins, s’imprégnant du lieu, de sa vie, que bientôt elle détruirait avec l’aide de ses soldats.
Les rares autochtones que les chariotes croisaient ne prêtaient guère attention à cet étrange et inhabituel cortège.
Ces pauvres êtres, pensa Héfène, ne se doutent de rien. Ils ne savent pas encore que nous serons bientôt leurs semeurs de mort.
Encore un dernier virage et les deux chariotes approchèrent de l’entrée de la Demeure du Passage et de son annexe. Le visage fermé et concentré de ses troupes rassurait Héfène quant à la poursuite de la mission. Chacun avait emporté un peu de la haine de son peuple pour la déverser dans le lit de cette tranquille vallée.
Au bout de l’allée herbeuse, les véhicules débouchèrent devant l’entrée de la Demeure.
Héfène remarqua aussitôt la présence de chariotes et ses traits se plissèrent lorsqu’elle vit sortir un groupe de personnes de la Demeure.
Ce ne sont pas des villageois, dit-elle doucement à ses compagnons de chariote. Brisures de Glaires ! Que font-ils ici ?
Après un court instant de réflexion, elle décida d’agir :
- Sortons tous et pas d’erreur : rappelez-vous, nous sommes en pèlerinage.
Bienvenue à tous ! Je me nomme le Balafré. Mes amis et moi-même sommes des Comtés de la Haute-Muraille, de l’Atlante et de la Tour.
Je m’appelle Héfène. Nous venons effectuer le Rite du Passage en ce merveilleux village et puissent les Dieux nous accompagner lors de note Pèlerinage à la Source.
- Humpf ! Nous ripaillons aussi pour le rite, fit le Taciturne, ses yeux rivés sur le décolleté arrogant et prometteur de la belle étrangère.
- Vous êtes nombreux ? demanda le Balafré.
Héfène contracta ses muscles, tendue par cet interrogatoire non prévu :
Qu’est-ce que cela peut lui foutre à ce Leptocéphale Décoloré, souffla discrètement la second en chef du groupe à sa voisine.
- Suffisamment pour mettre le Feu, répondit Héfène, en affichant un sourire de sécurité.
‘tain, vous y allez à cette Auberge ou faut-il que l’on vous y pousse, s’énerva l’Instruite Agitée.
Nous aurons l’occasion de nous revoir, fit le Balafré.
Certainement, répondit Héfène, un peu froidement à son goût. Se retournant vers ses soldats, elle ordonna le déchargement des chariotes. Elle remarqua les figures ternes des guerriers.
Nous devrons composer avec ce nouvel environnement, ce groupe d’abrutis. Un sourire apparut sur ses lèvres : c’est Azergon qui va être ravi.
Héfène scrutait les moindres recoins, s’imprégnant du lieu, de sa vie, que bientôt elle détruirait avec l’aide de ses soldats.
Les rares autochtones que les chariotes croisaient ne prêtaient guère attention à cet étrange et inhabituel cortège.
Ces pauvres êtres, pensa Héfène, ne se doutent de rien. Ils ne savent pas encore que nous serons bientôt leurs semeurs de mort.
Encore un dernier virage et les deux chariotes approchèrent de l’entrée de la Demeure du Passage et de son annexe. Le visage fermé et concentré de ses troupes rassurait Héfène quant à la poursuite de la mission. Chacun avait emporté un peu de la haine de son peuple pour la déverser dans le lit de cette tranquille vallée.
Au bout de l’allée herbeuse, les véhicules débouchèrent devant l’entrée de la Demeure.
Héfène remarqua aussitôt la présence de chariotes et ses traits se plissèrent lorsqu’elle vit sortir un groupe de personnes de la Demeure.
Ce ne sont pas des villageois, dit-elle doucement à ses compagnons de chariote. Brisures de Glaires ! Que font-ils ici ?
Après un court instant de réflexion, elle décida d’agir :
- Sortons tous et pas d’erreur : rappelez-vous, nous sommes en pèlerinage.
Bienvenue à tous ! Je me nomme le Balafré. Mes amis et moi-même sommes des Comtés de la Haute-Muraille, de l’Atlante et de la Tour.
Je m’appelle Héfène. Nous venons effectuer le Rite du Passage en ce merveilleux village et puissent les Dieux nous accompagner lors de note Pèlerinage à la Source.
- Humpf ! Nous ripaillons aussi pour le rite, fit le Taciturne, ses yeux rivés sur le décolleté arrogant et prometteur de la belle étrangère.
- Vous êtes nombreux ? demanda le Balafré.
Héfène contracta ses muscles, tendue par cet interrogatoire non prévu :
Qu’est-ce que cela peut lui foutre à ce Leptocéphale Décoloré, souffla discrètement la second en chef du groupe à sa voisine.
- Suffisamment pour mettre le Feu, répondit Héfène, en affichant un sourire de sécurité.
‘tain, vous y allez à cette Auberge ou faut-il que l’on vous y pousse, s’énerva l’Instruite Agitée.
Nous aurons l’occasion de nous revoir, fit le Balafré.
Certainement, répondit Héfène, un peu froidement à son goût. Se retournant vers ses soldats, elle ordonna le déchargement des chariotes. Elle remarqua les figures ternes des guerriers.
Nous devrons composer avec ce nouvel environnement, ce groupe d’abrutis. Un sourire apparut sur ses lèvres : c’est Azergon qui va être ravi.
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