La Demeure du Passage : Acte 6, scène 5
La blessure de la Discrète Enjouée avait annihilé l’enthousiasme des MDB. Le visage des Aspirants trahissait le doute, la peur de l’échec.
- Elle dort maintenant, fit la Palpeuse Béarnaise, pour rassurer ses amis. Demain tout sera revenu dans l’ordre pour elle.
- Humpf !C’est pas normal, dit le Taciturne.
- Et que dire que ces étrangers qui nous ont proprement refoulés comme de simples miasmes ! s’indigna le Faiseur de Pierre.
- Vos Ordinaires sont plutôt du genre coriace, déclara la Donneuse de Mouvement.
- Il va falloir les surveiller de près, admit le Paradoxal. Je sens qu’ils cachent quelque chose.
- Tu penses qu’ils ont un rôle dans la malédiction de cette vallée ? demanda l’Instruite Agitée.
- Comment expliquer que le Brasier n’ait pu percer leur défense ? Il n’y a rien qui puisse stopper notre Flamme dans l’Univers, fit le Balafré.
- Si, il y a quelque chose qui peut faire cela, rétorqua le Démonstrateur. Le Mal.
Le Combattant ne put poursuivre son discours car une dispute éclata au premier étage, au-dessus de leur tête : c’étaient l’Ardente Infante et l’Ecorché Vif, qui s’insultaient violemment :
- Non ! Pas les bourses, criait le Guerrier.
- Mais laisse-toi faire, nom d’une moule farcie.
- Je ne veux pas de tes attouchements sexuels, laisse-moi dormir en paix, espèce de furie libidineuse ! Une bagarre ahurissante se déclencha.
Tous les Combattants assistaient sans bouger à la rixe. Debout sur une couche, l’Ardente Infante et l’Ecorché Vif s’envoyaient coup de pied, coup de poing, insultes plus ou moins colorés et vulgaires. Soudain, la femelle exténuée, fit le geste défendu : elle gifla de toutes ses forces le Gardien, un instant inattentif. L’horreur se lut sur le visage de tous les MDB : le Sacrilège suprême venait de se produire.
A présent, l’Ardente Infante se rendait compte de son acte mais il était déjà trop tard : l’Ecorché Vif était tombé dans le coma et des forces dont nul ne pouvait imaginer la force ni les actes allaient bientôt se déchaîner sur les occupants de la Demeure. Le contact par violence entre un Gardien et un MDB, même Aspirant, provoquait non seulement un affaiblissement du Groupe mais aussi le déchaînement des forces du Mal à l’affût d’un tel acte. Les ténèbres envahirent rapidement les lieux :
- Que se passe-t-il, cria la Donneuse de Mouvement apeurée. L’Ardente Infante a provoqué la Cassure du Brasier. Les puissances du Mal vont essayer de nous isoler et de nous détruire uns par uns.
- Comment ? s’apeura Ramsès du Parc.
- Ils vont travestir la réalité, nous projeter dans l’obscurité. Si nous réussissons à nous regrouper tous, notre Flamme ravivera le Brasier et détruira la Cassure.
Soudain :
- Je ne sens plus mon corps ! hurla désemparée l’Instruite Agitée.
- Restez groupés, conseilla le Balafré. Chacun doit identifier son voisin en criant son prénom. Si vous devez être séparés, fiez-vous aux voix et aux prénoms. Nous allons entrer dans une brèche du temps et il faudra en ressortir et nous regrouper sinon...
- Sinon? lança la Créatrice Digitale.
- Nous devons nous faire confiance, coupa le Faiseur de Pierre, et projeter notre esprit pour nous retrouver. Plus aucune réalité n’existait autour des Combattants. L’Ecorché Vif avait disparu et personne ne savait s’il réussirait à sortir de ce non-espace. Tous criaient mentalement les prénoms et tentaient de se repérer ainsi. Dès que l’un de nous aura trouver la sortie, transmis par télépathie le Balafré, il ne pourra plus nous répondre. A nous, alors, de localiser le dernier appel.
Là se situera le salut et la fin de la brèche.
- Elle dort maintenant, fit la Palpeuse Béarnaise, pour rassurer ses amis. Demain tout sera revenu dans l’ordre pour elle.
- Humpf !C’est pas normal, dit le Taciturne.
- Et que dire que ces étrangers qui nous ont proprement refoulés comme de simples miasmes ! s’indigna le Faiseur de Pierre.
- Vos Ordinaires sont plutôt du genre coriace, déclara la Donneuse de Mouvement.
- Il va falloir les surveiller de près, admit le Paradoxal. Je sens qu’ils cachent quelque chose.
- Tu penses qu’ils ont un rôle dans la malédiction de cette vallée ? demanda l’Instruite Agitée.
- Comment expliquer que le Brasier n’ait pu percer leur défense ? Il n’y a rien qui puisse stopper notre Flamme dans l’Univers, fit le Balafré.
- Si, il y a quelque chose qui peut faire cela, rétorqua le Démonstrateur. Le Mal.
Le Combattant ne put poursuivre son discours car une dispute éclata au premier étage, au-dessus de leur tête : c’étaient l’Ardente Infante et l’Ecorché Vif, qui s’insultaient violemment :
- Non ! Pas les bourses, criait le Guerrier.
- Mais laisse-toi faire, nom d’une moule farcie.
- Je ne veux pas de tes attouchements sexuels, laisse-moi dormir en paix, espèce de furie libidineuse ! Une bagarre ahurissante se déclencha.
Tous les Combattants assistaient sans bouger à la rixe. Debout sur une couche, l’Ardente Infante et l’Ecorché Vif s’envoyaient coup de pied, coup de poing, insultes plus ou moins colorés et vulgaires. Soudain, la femelle exténuée, fit le geste défendu : elle gifla de toutes ses forces le Gardien, un instant inattentif. L’horreur se lut sur le visage de tous les MDB : le Sacrilège suprême venait de se produire.
A présent, l’Ardente Infante se rendait compte de son acte mais il était déjà trop tard : l’Ecorché Vif était tombé dans le coma et des forces dont nul ne pouvait imaginer la force ni les actes allaient bientôt se déchaîner sur les occupants de la Demeure. Le contact par violence entre un Gardien et un MDB, même Aspirant, provoquait non seulement un affaiblissement du Groupe mais aussi le déchaînement des forces du Mal à l’affût d’un tel acte. Les ténèbres envahirent rapidement les lieux :
- Que se passe-t-il, cria la Donneuse de Mouvement apeurée. L’Ardente Infante a provoqué la Cassure du Brasier. Les puissances du Mal vont essayer de nous isoler et de nous détruire uns par uns.
- Comment ? s’apeura Ramsès du Parc.
- Ils vont travestir la réalité, nous projeter dans l’obscurité. Si nous réussissons à nous regrouper tous, notre Flamme ravivera le Brasier et détruira la Cassure.
Soudain :
- Je ne sens plus mon corps ! hurla désemparée l’Instruite Agitée.
- Restez groupés, conseilla le Balafré. Chacun doit identifier son voisin en criant son prénom. Si vous devez être séparés, fiez-vous aux voix et aux prénoms. Nous allons entrer dans une brèche du temps et il faudra en ressortir et nous regrouper sinon...
- Sinon? lança la Créatrice Digitale.
- Nous devons nous faire confiance, coupa le Faiseur de Pierre, et projeter notre esprit pour nous retrouver. Plus aucune réalité n’existait autour des Combattants. L’Ecorché Vif avait disparu et personne ne savait s’il réussirait à sortir de ce non-espace. Tous criaient mentalement les prénoms et tentaient de se repérer ainsi. Dès que l’un de nous aura trouver la sortie, transmis par télépathie le Balafré, il ne pourra plus nous répondre. A nous, alors, de localiser le dernier appel.
Là se situera le salut et la fin de la brèche.
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