Comment distinguer un homme amoureux d'une simple banalité?

Publié le par Le Balafré


Je n'ai pas pu résister à mettre ce texte (inachevé) en ligne étant donné la date de sa rédaction. En effet, c'est un bon 23 ans d'âge (pas loin du bac D)...Certaines mauvaises langues (chargées) diront que déjà à cette époque, j'avais un grain mais j'assume...


Bon courage pour la lecture :





    Combien de fois vous est-il arrivé, en vous promenant le soir dans un parc obscur, de vous retrouver face à face avec ces échangistes de miasmes aqueux, ces troubadours de l'Amour naissant ?!
Je veux bien sûr parler des amoureux...

    Ils peuvent alors vous inspirer de la joie, du bonheur mais aussi, du dégoût, de la jalousie voire même de la haine bestiale.
    Alors, vous qui voulez savoir comment se passe cette période particulièrement chaude, suivez avec attention ce qui suit...

    En premier lieu, il faut savoir que l'homme amoureux, pour prendre cet exemple ô! combien passionnant, est un petit animal furtif, vivant au dépend de celle qui le goûte. Sa furtivité lui permet d'échapper aux regards de certains curieux.

Il faut le voir évoluer dans son milieu : les yeux pétillants, la bouche baveuse, le nez humide, les oreilles rougeoyantes et le sexe fiévreux, notre animal prépare sa parade amoureuse : autant vous dire avec quelle ferveur, celui-ci se motive.

    J'attire l'attention sur notre jeune public, que certaines scènes du présent texte pourrait les choquer et les dégoûter définitivement de "la bagatelle".

    Ainsi donc, le bel hidalgo va d'abord porter attention sur son nez : il va se curer jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien dans sa cavité nasale, qui pourrait nuire à sa plénitude future; puis, il voudra se farfouiller les oreilles, soit avec son petit doigt, soit avec un tas de bâtonnets qu'il pourra récupérer pour jouer au mikado.
Ensuite, ce seront les dents, qui bénéficieront des soins attentifs de notre gaî-luron : il voudra alors remettre ses couronnes en place (en les recollant si nécessaire), voudra enlever le maximum de tartre nuisible à de bonnes relations buccales : autant dire qu'il ne fait pas la fine bouche! (rires)

    Il va sans dire que les porteurs de dentier font preuve d'une extrême prudence en mettant les bouchées doubles! (rires bis)
Certains maniaques pousseront le vice jusqu'à se nettoyer la langue avec un racloir, ce qui ne manquera pas de leur provoquer des vomissements tentaculaires et odorifères, lors de la pénétration du susnommé dans leur bouche fétide, noyée dans des vapeurs d'ail et de pistou.
    A l'opposé, d'autres préféreront garder leur cavité buccale dans un état bordélique, avec une odeur nauséabonde. Suintant de toutes les caries, l'on devinera alors le mucus buccal, pleins de miasmes glaireux!

"Là où il y a de l'hygiène, il n'y a pas de plaisir!" a dit le sale.

D'autres, enfin, peu bavards, resteront bouche-bée et ne jugeront pas utile de se détartrer les ratiches.

    Notre chétif pince-sans-rire s'attaquera par la suite à ses cheveux, à sa "kératine capitale".
Le choix du shampooing est toujours un moment où l'on se crêpe le chignon, où l’on se fait des noeuds avec les « oligo-machins » malins, les lotions revitalisantes à " la mormoil'noeud", les ampoules à "la vasyquejerepoussedepartoutetmêmed'oùilfautpas"!
Mais toujours dans l'optique d'être tiré à quatre épingles (à ne pas confondre avec l'expression "tirer la tringle", illustrant un moment plus éloigné dans le jeu de la séduction).

    Mais pour les petits paresseux, cela se limitera en une abominable application de gomina ou autre succédanés, par dessus l'épaisse couche de graisse d'origine animale et végétale, accumulées pendant la semaine.
Un avantage, cependant, si l'on se sait exposer à des vents violents : les cheveux ne bougeront pas d'un poil! Et puis tout le monde sait que la gomina protège l'ozone, ce qui n'est pas le cas de la plupart des "spray", qui ne le font certes pas exprès...

    On pourra remarquer que ceux qui laisseront leurs cheveux dans un état crasseux et vaselineux sont ceux-là même qui négligent leurs dents cariées, moisies et malodorantes. Rien de bien étonnant lorsque l'on connaît la devise de ces gens-là (voir plus haut).

    Pour en revenir aux formations capitales, il n'est pas indispensable de les couper, sauf si elles nuisent à l'observation, à la prise de nourriture et aux échanges de miasmes buccaux.
Au contraire, on prendra soin de couper les ongles afin d'éviter toute contamination lors d'une incursion digitale à l'intérieur de la cavité buccale.
On rappellera que le fait de couper les ongles du pied n'est pas un luxe superflu surtout si l'on tient à l'intégrité de ses chaussettes.
Quoi de plus déroutant et de désopilant, qu'un amant nu avec ses chaussettes trouées!
A noter que bien que la kératine, présente dans les cheveux et les ongles soit une protéine, il est déconseillé de s'en remplir l'estomac, en mâchouillant les cheveux ou les poils pubiens ou encore, en grignotant goulûment les ongles.
Cette pratique déplorable est hélas très répandue dans notre société.
Rappelez-vous que les morceaux d'ongles, un temps chétifs, intempestivement arrachés, seront vous rendre la monnaie de la pièce en provoquant une chiasse d'eau, de fèces et de polypes intestinaux!

    Notre furtif bipède, conscient de tous ces problèmes, passera alors aux parties plus cachées, plus intimes de son corps svelte, adipeux ou desséché selon les cas!
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