Alors que le déluge noie une fois de plus le joli gazon de notre maison, je décide de retourner dans ce vieux grenier où dorment tant de reliques MDBesques. Et voilà qu'une fois de plus, je tombe
nez à pied avec un vieux parchemin dont je vous livre ici le contenu.
QLCVP
Le Balafré
...
Et dire que si je n’avais pas poussé cette fameuse porte du Garage, si je n’avais pas commandé cette bittburger que Helmut Koll nous envie, si je n’avais pas
reçu cette fléchette malencontreusement jetée sur mon bras, je n’aurai jamais rencontré cet individu que vous avez sous les yeux ou les oreilles selon vos moeurs.
Mais, avant d’aller plus loin, d’explorer le monde Ô combien secret de ce mangeur de vache folle, de ce joueur de fléchettes que Cupidon même admire, il faut que je dévoile la vraie vie de Sean
Hines Connery, alias....(musique de James bond en fond sonore)
Ben, oui, le plus secret des brittish, le plus croqueur de femmes que le monde ait porté (même Lolo Ferrari en pince pour lui), celui qui connut tant d’aventures, se retrouve parmi nous dans cette
ville où la densité de bars au mètre carré ferait pâlir un eunuque visionnant une vidéo de Madonna apprenant à peler et manger une banane.
Des centaines de femmes l’ont appelé « Oh !James » et longtemps les français crurent que c’était un écossais mais ce « O » devant son prénom, n’était que ce feulement sauvage et sexuel poussée par
ces femmes toutes excitées à l’idée de tripoter la fléchette de Sean.
Car, très tôt, Sean, alias James, apprit à manier la fléchette. Dans le ventre de sa mère, il s’amusait à viser le centre du placenta, ce qui faisait souffrir la pauvre maman. Nourrisson, il
prenait pour cible « Charles », le chat de la maison : très vite, le félin domestique dut subir une chimiothérapie, il perdit tous ses poils (ce qui fit bien rire Sean), et mourut écrasé par une
mercédès sous un pont à Paris.
Ce drame attrista le petit Sean qui promit à ses parents de ne plus tirer sur les chats. Son appétît se tourna alors vers le sexe dit faible, surtout quand il s’agit de changer les roues d’une
voiture ou de planter un clou dans un mur sans s’amputer une phalange ou envoyer le marteau sur la tête de quelqu’un. Il découvrit qu’il y avait des différencesnotoires et non négligeables entre
les hommes et les femmes. Son approche fut des plus expéditives à l’instar de ses jets de fléchettes : droit dans le but. Profitant d’une sortie à la piscine, il décida de se tromper de vestiaire
et de rentrer dans celui des filles comme si ne rien n’était. Hélas, même avec ce puissant et astucieux stratagème, il fut démasqué, trahis encore une fois par sa fléchette mal contrôlée.
Alors il se jura à lui-même, en se regardant en face, qu’il deviendrait un maître en fléchettes et pour cela, il s’entraîna très dur pendant des années.
Sa rencontre avec le plus grand joueur de fléchette, le maître incontesté du genre, fut le tournant de sa vie. Grâce donc à Ali Burton, islamiste modéré dans le tranchage des carotides, il se fit
un nom et débuta sa nouvelle vie : Sean alias « James » venait de naître.
Un jour, Ali lui offrit une jolie « Clito » blanche et lui trouva une couverture pour rester en France. Ainsi, il travailla dans le pétrole, normal avec Ali.
Ses indicateurs travaillaient dans un garage où l’on buvait plus de bières que l’on réparait les chambres à air. Dans ce lieu, il en profitait pour améliorer son jeu de fléchettes, ainsi que son
lever de coudes à la bittburger.
Et c’est en croisant le coude avec un verre de bière, que Sean fit la connaissance d’une MDB, la Palpeuse Béarnaise.
Quand il la vit, il en laissa tomber sa fléchette, tandis que son cœur tapait dans sa poitrine en criant : ouvrez, j’étouffe ici !.
La MDB sortit le grand jeu, avec les yeux de biches feulant dans les sous-bois, avec la poitrine gonflée à 2 kilos et la démarche qui pourrait rendre asthmatique un sherpa.
Voyant le tir de fléchettes de l’homme devenir imprécis, voire passablement médiocre, la Palpeuse ferra :
- Alors beau blond, veux-tu tirer quelques fléchettes avec moi ? Mais dis-moi qu’elle est ton nom ?
- Bond. James Bond !
La chemise trempée, le nez bouché et la langue collée au fond de la gorge, Sean commençait à se liquéfier devant la jeune femme. Il se rappela ce que lui disait son Maître, Ali Burton :
- Sean, tu es encore un petit vermisseau, mais tu dois apprendre à grandir.
Malgré tout, il succomba aux charmes de la MDB, qui entreprit de le former et de lui donner une chance de joindre le clan des Masters of Glowing Fire.
L’apprentissage fut rude et délicat : il dut abandonner les fléchettes et apprendre à faire les crêpes, nettoyer les carreaux de la cuisine et choisir le bon papier toilette épaisseur triple.
Malgré quelques échecs au départ, Sean progressait très vite à la grande joie de la Palpeuse.
Le jour de son intronisation est arrivé et il faut à présent dévoiler son nom de code, preuve de son appartenance au clan des MDB.
Ainsi donc, Sean devient à partir d’aujourd’hui :
Dart Vador.
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